Chronique du wednesday 10 february 2010
À l'image de l'Ange Déchu auquel ils ont pris leur nom, les lyonnais d'Azraël semblent n'exister que pour nous rappeler, pauvres hommes, que nous sommes des créatures divines prisonnières sur l'enfer terrestre de nos propres excès.
Imaginez le concept : Une musique douce, mélodieuse emprunte d'une profonde poésie enfermée dans un enfer de machines torturées, de guitares déchirées plus que saturées, de voix déshumanisées hurlant désespérément leur besoin d'exister. Dans ce chaos sonore d'une précision diabolique ressort, imparable, un groove si jouissif qu'il ne peut être que démoniaque.
Riches d'influences aussi nettes que le rock alternatif et industriel des années 90s (Ministry, Nine Inch Nails, Jesus Lizard...) le Post Core d'Isis ou plus sous jacente comme le Free Jazz de John Coltrane, Azraël parvient dans le quart d'heure que dure ce maxi à se créer une identité forte emprunte d'un univers coloré d'une puissance évocatrice digne des plus belles oeuvres d'art |