Chronique du wednesday 24 march 2010
Album : Brule lentement
Titres : Où est passé E. C. Lenoir ? - Le two- step de l'haricot - J'vas mon chemin - Honky tonky tout le temps - La valse des beaux-frères - You stole my motorcycle - Les blues d'Amédée - Le pistolet - When the police came - 'ti monde - Dead love rag - Johnny dance - Bon temps rouler.
Le visuel ci contre rappelle étrangement le premier album du Velvet Underground sorti en 1967, "The Velvet Underground & Nico". Pour être précis, la différence réside dans la couleur de la banane. Mais s'il on retrouve ici ce fruit, c'est certainement en référence à ce groupe mythique, et aussi parce que l'on ne peut évoquer Mama Rosin, sans penser aux Antilles, et donc, à la banane.
Pourtant ce trio étonnant, nous vient de Suisse et non pas de Guadeloupe ou de Martinique comme on pourrait le supposer à l'écoute de l'album ou juste du nom.
Mama Rosin nous propose une musique assez étonnante et originale où l'on retrouve plusieurs styles. Le trio mélange aisément et avec une certaine authenticité une musique folklorique née en Louisiane à la fin du 18ème siècle, appelée le cajun, avec le rock, le blues et le punk, tout en dégageant une pointe de dérision.
Le chant alterne le français, le créole et l'anglais sur des compositions souvent très énergiques. Le trio étonne dès la première écoute sur "Où est passé E.C. Lenoir" avec un son particulier, qui nous offre un voyage dans le temps, avant de nous envoyer, "le two-step de l'haricot" à l'énergie débordante. Chaque titre dégage une particularité mais s'il fallait retenir un titre, je prendrais "Dead love rag", un morceau énergique et entraînant, qui laisse passer de belles émotions.
Un vrai voyage dans le temps, un son que l'on a pas l'habitude d'entendre, ou tout simplement un album original et épicé, qui brule lentement, mais surement, et ce, jusqu'à nos oreilles... |