Chronique du wednesday 29 december 2010
Apres deux ans de travail acharné, passé loin de la curiosité des médias comme de la lumière par trop aveuglante des projecteurs, les nancéens de SPiralDOgma se sentent enfin prêt à nous dévoiler leur univers au travers de Bacteria Stigma
Plus qu'un EP, l'oeuvre est une carte de visite, un plan en forme de labyrinthe du monde étrange sortit de l'imagination aussi débridée que millimétrée de SPiralDOgma
En forme de labyrinthe parce que juste après avoir appuyé sur le bouton " play " de la platine, ce sont des myriades d'influences qui nous tombent derrière les oreilles, de Metallica à Mika en passant par Porcupine Tree, Nirvana, Muse, Mike Patton ou Alice in Chains....
Au fil des écoutes, la puissante personnalité du groupe, entre l'exubérance râpeuse de l'alternatif américain et la profondeur décalée du psychédélisme anglais, se révèle peu à peu et le Dogme de la Spirale prends tout son sens
SPiralDOgma, au delà d'un nom qui interpelle présente l'identité particulière de celui qu'il désigne ; Toutes ces infinies nuances, tous ces éléments bigarrés, si déstabilisant et si séduisant à la fois obéissent à une logique millimétrée dans des compositions jouissives transcendées par le talent du quatuor à la hauteur de ses fantasmagoriques ambitions comme par la voix surnaturelle de son extraordinaire chanteur
Riche et aboutit, fort d'une identité propre comme de la personnalité unique du groupe, chacun des 7 titres (le huitième est un remix electro de Blue Cult) de Bacteria Stigma, entre rage abrasive et mélancolie aérienne, offre des perspectives infinies et nous fait attendre, avec une impatience que le chroniqueur ne cherchera pas à vous cacher, le véritable premier album de SPiralDOgma
EP : BACTERIA STIGMA (2010) |