Chronique du wednesday 29 december 2010
Formé en 2004, puis définitivement baptisé Stoneburst en 2008, le combo lyonnais se cherche quelques temps avant de fixer définitivement son style, sur scène comme en studio
C'est ainsi, un groupe jeune mais déjà mature qui propose fin 2009 son premier EP, The End.
Commencer par la fin ? Le meilleure moyen d'éviter les trop longues introductions (pour ma part, c'est raté), ou d'exprimer un certain goût pour l'Ouest Lointain (4 types face à une explosion en guise de soleil couchant, ça le fait moins qu'un cow boy solitaire mais que voulez vous, les groupes de 1 ça ne marche que dans les films de Sergio Leone)
The End, si ce n'est la fin de Stoneburst, c'est six compos directes et efficaces qui lient la science du riff qui nous fait passer pour d'éternels ados immatures auprès de nos femmes/parents (rayez la mention inutile) propre au Thrash et cette mélodicité mi dépressive évoquant les grands espaces désertiques brûlés par un soleil impitoyable qu'affectionne tant l'amateur de Stoner
Résumer Stoneburst à un simple Thrash/Stoner serait d'un réducteur coupable tant le groupe semble avoir digéré et finement intégré des éléments des courants du metal des années 2000 tout en conservant une grosse influence des 90s américaines.
Faussement linéaire dans sa simplicité accrocheuse, l'ambiance de The End n'a de cesse d'être bousculée par ces petites escapades qui relance un intérêt grandissant à chaque écoute sans nuire à la cohérence
Propulsé par un chanteur exceptionnel soutenu par des musiciens aussi talentueux que modestes, The End c'est la fin du début, le début de la fin de l'anonymat pour Stoneburst
EP : THE END (2009) |